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 Bàle 2 : l'Afrique et l'échéance 2008

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مُساهمةموضوع: Bàle 2 : l'Afrique et l'échéance 2008   Bàle 2 : l'Afrique et l'échéance 2008 Emptyالأحد 23 مارس - 22:27

Bâle II : l’Afrique et l’échéance 2008


L’application, depuis ce 1er janvier 2008, du nouveau ratio de solvabilité européen par les banques européennes met la pression sur le système bancaire africain, très dépendant de l’Europe.
Par Adama Wade, Casablanca
L’une des premières conséquences de l’application des règles de Bâle II dans la zone de l’UEMOA sera, à terme de voir le coût de crédit baisser considérablement pour les PME-MPI, explique un co-manager d’un cabinet de notation basé à Dakar : « Actuellement, les garanties bancaires exigées sont souvent inabordables pour ces agents économiques qui devront aussi faire face à des taux de rémunération de 10% en moyenne contre 3% dans les pays de l’Union Européenne ».
L’une des premières conséquences de l’application des règles de Bâle II sera, à terme, de voir le coût de crédit baisser considérablement pour les PME-MPI.
Vu sous cet angle, la petite et moyenne entreprise a tout à gagner. D’autant que Bâle II recommande un traitement différencié des risques entre grandes entreprises et PME-PMI : «la pondération du risque affecté aux avances accordées aux PME est plus faible que celle des grands comptes » conclut l’expert. Une conclusion à nuancer selon cet auditeur senior du cabinet Pricewaterhouse, de passage à Casablanca, pour qui le coût dépendra avant tout du degré de risque de l’emprunteur. « C’est l’essence même des établissements de crédit. L’avantage supposé pour les PME est relatif, à cause de l’exigence imposée aux banques par rapport au niveau de couverture des fonds propres qui fonde le premier chantier de Bâle II ». Appliqué au champ bancaire africain, Bâle II devrait servir de catalyseur à un inévitable processus de consolidation du système bancaire des différents espaces monétaires du continent.

Gestion des risques
Pour converger vers Bâle II, les banques doivent satisfaire à trois obligations : l’exigence des fonds propres, la procédure de surveillance de la gestion des fonds propres et la transparence dans la communication. Aux traditionnelles méthodes de gestion des risques crédits et des risques de marché (les seuls à être pris en compte par le ratio Cooke, mis en place en 1988), Bâle II ajoute les risques opérationnels. Le ratio Cooke qui faisait autorité depuis quinze ans et qui se limitait aux deux premières catégories de risques va céder la place au ratio Mac Donough.
Réduction du coût des fonds propres
La mise en place effective de ces nouveaux ratios de solvabilité concernera, dès le 1er janvier 2008, une centaine de pays dont le Nigeria. Entamé en 2007, le basculement dans l’étape standard sera effectif au Maroc à partir de mars 2008. Dans cette première étape, la notation sera fixée par la banque centrale. L’impact sur le marché du crédit ne sera palpable que vers 2009-2010, quand le Maroc passera à la phase avancée de Bâle II. «Il y aura dans cette phase avancée un impact fondamental au niveau des coûts des fonds propres, ce qui se répercutera sur le client », avance le responsable de la cellule Bale II de l’une des principales banques marocaines. Dans le processus avancé, les banques seront plus libres au niveau du scoring à appliquer. Les coefficients appliqués refléteront le degré de développement de chaque banque. Autre conséquence de Bâle II, les banques et les établissements de crédit seront notés globalement par les agences Fitch et Moodys.
Pour sa part, la Tunisie a mis en place, depuis le 10 décembre 2007, un comité stratégique pour le passage à Bâle II sous la présidence de Taoufik Baccar, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Ce comité stratégique du secteur bancaire est élargi au Conseil du marché financier (CMF), au ministère des Finances et à l’Ordre des Experts comptables.
L’agenda des filiales africaines des banques françaises devrait s’accélérer, ne serait-ce que pour se conformer aux règles de consolidation des bilans avec leurs sociétés mères.
L’échéance 2008 est d’autant plus contraignante que les banques françaises, qui comptent de nombreuses filiales en Afrique, vont appliquer le nouveau ratio de solvabilité européen, suivant l’approche dite de «notation interne avancée ». C’est dire que l’agenda des filiales africaines de ces banques devrait s’accélérer, ne serait-ce que pour se conformer aux règles de consolidation des bilans avec leurs sociétés mères. La mutation vers Bâle II comporte bien évidemment des coûts en étude d’impact, cadrage et recours aux ressources externes et à l’outil informatique (Oracle proposerait un système clé en main). D’après les estimations, le processus coûtera 360 millions de dirhams aux banques marocaines. Mais il est clair que dans cette mutation, le coût sera un facteur très relatif.
Risque opérationnel : une nouveauté ?
Le risque opérationnel constitue la grande innovation de Bâle II. Selon le comité de Bâle, ce terme désigné le «risque de pertes provenant de processus internes, de personnes et systèmes ou d’événements externes ». Les exemples appartenant à cette famille de risques se sont multipliés ces dernières années. Après les attentats du 11 septembre, environ 30% des sociétés (tous secteurs confondus) qui exerçaient dans les tours du World Trade Center à New York, ont déposé bilan. Le réveil du secteur bancaire est venu toutefois plus tôt, avec la faillite de la respectable Baring, mise à genoux par les engagements d’un seul de ses traders.


Qu’est-ce que Bale II ?
Les accords de Bâle constituent un ensemble de directives fixées par la banque centrale des banques centrales : la Banque des Règlements Internationaux dont le siège est à Bâle, en Suisse.
Ils concernent les banques et les institutions financières (assurances, organismes de crédit, holdings financiers). Ils imposent l’unification de la gestion des risques ainsi que la mise en place de processus de modélisation.
Ces normes bouleversent toute l’organisation des systèmes de gestion des banques, et vont les contraindre à une réorganisation de leurs systèmes d’information.

Le nouveau dispositif repose sur trois types d'obligations:
1. les établissements doivent disposer d'un montant de fonds propres au moins égal à un niveau calculé selon l’une des méthodes proposées
2. les autorités disposent de pouvoirs renforcés et peuvent notamment augmenter les exigences de garantie
3. les établissements sont tenus de publier des informations très complètes sur la nature, le volume et les méthodes de gestion de leurs risques ainsi que sur l'adéquation de leurs fonds propres.


Pour mesurer de manière plus pertinente le risque de crédit Bâle 2 abandonne le ratio Cook pour celui de Mac Donough qui introduit la notion de risque opérationnel et, surtout, des principes de surveillance constante. Cette mesure oblige les informaticiens à interconnecter les systèmes de suivi et de diffusion de l’information concernant la gestion des fonds propres, les risques client et les risques de marché.
Le système de gestion dit « avancé » permet à une banque de gérer au plus près son niveau de risques, mais en revanche, il implique des investissements informatiques conséquents afin de mettre en place, pour chaque crédit accordé, la gestion et l'historisation de plus de 150 données mensuelles sur un minimum de cinq ans.


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